ACCEPT: Le Heavy metal qui dure
Retour au metal, retour aux traditions ! Ces derniers temps, je dis souvent : il faut soigner le metal ! Mais pourquoi ? Malgré mes goûts éclectiques et les blogposts sur les styles musicaux très variés dans la grande famille rock rapportés sur ce blog, il revient une place exceptionnelle au metal. ACCEPT est un des groupes le plus influent du metal, il fallait les voir au moins une fois dans une vie de métaleux.
C’est simple : le metal, c’est plus qu’un genre musical, c’est une culture, une énergie brute, un espace où l’âme peut rugir sans retenue. Et je me suis plongé dans cette sous-culture pour y appartenir à mes 11 ans, en 1987 déjà. Mais ça, c'est pour une autre fois...
Malgré une reconnaissance en général du metal dans le monde de la musique - car il est là toujours inébranlable depuis le milieu des années 70, on a néanmoins l’impression qu’il est parfois relégué dans un coin, victime de préjugés ou d’une méconnaissance. Exemple même : ce concert d'ACCEPT à Lausanne n'est pas relevé par la presse.
Mais nous, nous soignons la culture metal ! Sur ce blog, malgré mes goûts éclectiques et mes escapades dans des styles variés de la grande famille rock, le metal occupe une place particulière, presque sacrée. C’est là que tout converge : l’intensité, la passion, et ce lien unique avec les fans, qui ne faiblit jamais.
C’est donc avec cette conviction que je suis allé voir ACCEPT aux Docks de Lausanne, prêt à raviver cette flamme et à prouver, une fois de plus, que le metal est bien vivant, indomptable, et qu’il mérite qu’on le chérisse comme un trésor brut. Spoiler : mission accomplie. 🤘
ACCEPT aux Docks de Lausanne : le metal ne vieillit pas, il s’affirme
Il faut relever que ACCEPT formé en 1976, le groupe du fameux Wolf HOFFMANN (lead guitar), fait partie de la grande tradition du metal allemand.
En outre, des grands groupes de metal (p.ex. les piliers du thrash metal Metallica, Megadeth, Slayer et Anthrax) citent ACCEPT comme influence importante sur leur musique.
L'Allemagne a produit ensuite des groupes de notoriété mondiale tels que Helloween, Running Wild, Destruction, Sodom, Kreator, etc..
Aujourd'hui une partie des membres d'ACCEPT comme le chanteur Mark Tornillo sont US américains.
C’est par une soirée froide, mais bouillante de passion que nous avons débarqué, mon pote Patrock et moi, aux Docks de Lausanne pour voir ACCEPT, les vétérans teutoniques du heavy metal. Si ma mémoire ne me joue pas de tour, c'est bel et bien la première fois que je vais voir ACCEPT. (Enfin, Patrock me dira... ). Mais je les suis depuis 1988 au moins !!! Avec 17 albums au compteur, ils allaient jongler entre les classiques indémodables et des pépites plus récentes. ACCEPT a choisi une approche simple et efficace - celle que je préfère - rester dans son temps sans négliger les classiques : une bonne dose de leur dernier album "Humanoid" tous frais sorti cette année en 2024 (!!!) et une rasade des années 80.
Le coup d’envoi est donné avec « The Reckoning » et « Humanoid », deux titres puissants tirés de leur dernier opus, - et c'est crucial, ils produisent régulièrement et fréquemment de nouveaux albums ! . Ça cogne direct, la réponse du public averti est immédiate. Il montre vraiment les crocs quand « Restless And Wild » et « London Leatherboys » retentissent. Les cheveux bruns, noirs, blonds et gris dans la fosse s’agitent comme s’il s’agissait de leur première tournée. Une vraie communion !
"Dying Breed" (sorti en 2014) un cantique pour le metal, un hommage aux pionniers, ici aux Docks à Lausanne en live !
La mécanique ACCEPT : huilée mais toujours vivante
Sur scène, Wolf Hoffmann mène la meute comme un général de fer. Les quatre guitares (oui, quatre, y compris la basse !) créent un mur de son impeccablement maîtrisé. Les poses sont millimétrées, les enchaînements parfois un poil prévisibles, mais qui s’en soucie réellement quand le plaisir de jouer est palpable ? Mark Tornillo, au micro, est une énigme : 70 balais et toujours capable de lâcher des hurlements dignes de ses débuts. Il est digne d'Udo Dirkschneider, du chanteur historique.
Deux autres morceaux récents, « Straight Up Jack » et « Frankenstein » puissants détonnent dans le show. En outre, des titres comme « Pandemic », « Teutonic Terror » tirés de leur album de come-back Blood Of The Nations maintiennent l'ambiance heavy metal pur, loyal et fidèle. Et ce medley de vieux classiques a apporté un vrai coup de boost incluant "Demon's Night" classique (sorti en 1982) live aux Docks de Lausanne:
Nous avons droit à "Shadow Soldiers" de l'album "Stalingrad" (2012) abordant la thématique difficile des soldats perdus à la guerre.
Suis hyper touché quand les premières notes de « Metal Heart » ont résonné, c’était comme un éclair qui traversait les Docks. Un hymne rassembleur des métaleux ! Ce morceau mythique de 1985, n’a rien perdu de sa puissance. Entre le riff reconnaissable de Wolf Hoffmann et ce solo légendaire qui mêle habilement le "Für Elise" de Beethoven à la sauce heavy metal, la salle entière s’est figée, avant d’exploser dans une ovation collective.
Le voici le "Metal Heart" ce coeur de métal:
Le rappel : gravé dans le marbre
Et puis vient l’incontournable rappel: « Fast As A Shark » : un requin gonflable traverse même la salle pendant ce titre ! « Balls To The Wall » arrive....attention... Et en racontant Balls to the Wall, je verse une larme: mon ami Patrock a déniché un vieux concert Monsters of Rock 1992 où nous étions aller ensemble à Reggio nell' Emilia en Italie - IRON MAIDEN/BLACK SABBATH / MEGADETH -, purée j'avais à peine 16 ans. Et WARRANT en début de festival, ce groupe de glam metal (un des plus sous-évalué de l'histoire) qui voulait montrer qu'ils font encore du metal à ce publique de métaleux. Eh bien, ils ont envoyé un cover incroyable de "Balls to the Wall", que j'ai pu visionner en video que récemment après l'avoir vu en live il y a maintenant 32 ans. Et on sait que Jani Lane, le chanteur trop talentueux de WARRANT est mort d'alcoolisme depuis. Je devais mentionner cela ici. Vous pouvez le retrouver sur youtube.
"Balls to the Wall": un chef-d'œuvre intemporel :
Et finalement sur « I’m A Rebel » - datant de 1980 !!! - j'en peux plus ! Massif et lyrique à la fois, on se lance dans un head-banging de malade. Je sais très bien que j'avais entendu dans mon enfance les métaleux de la bande que je fréquentais - dans la banlieue de Meyrin - parler de ce morceau culte: la référence légendaire dont on parlait encore en 1988! J'en ai des larmes de joie au refrain upbeat que je reconnais immédiatement MAIS plus de 30 ans plus tard - et je ne l'avais plus réécouté depuis, purée, ç'est puissant:
Évidemment, j'ai été en transe pendant "I'm a Rebel" et donc je n'ai pas pu le filmer. Je mets ici la vidéo de la même tournée, un autre date à Geiselwind (Allemagne) pour voir, car c'est important pour comprendre:
ACCEPT quitte la scène sous une pluie d’applaudissements sincères et heureux. Nous sommes émus et touchés après cette démonstration de pureté du heavy metal.
Une setlist solide, un son massif, une ambiance survoltée, et un public qui en redemande. Mon verdict, et celui de Patrock ? ACCEPT, ça reste une valeur sûre du heavy metal, et ils ont encore de belles années devant eux. Et la communion avec le public tout à la fin du show, après un show parfait de heavy metal pur sucre, accessible et simple :
Ici pour voir la Setlist.





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